Bois de la Cambre: la Région met fin aux blocs de béton illégaux

À la demande de la Secrétaire d’État à l’Urbanisme, Audrey Henry, l’administration Urban.brussels a dressé un procès-verbal à l’encontre de la Ville de Bruxelles concernant l’installation de blocs de béton au Bois de la Cambre. Cette décision marque une étape importante dans la volonté régionale de faire respecter les règles urbanistiques, y compris par les autorités publiques.

Le Bois de la Cambre, site classé à haute valeur paysagère, fait depuis plusieurs années l’objet d’aménagements visant à réguler la circulation. Parmi ceux-ci, des blocs de béton ont été installés sans permis d’urbanisme, alors même qu’ils modifient durablement l’organisation de l’espace. Cette situation constitue une infraction que la Région ne pouvait ignorer plus longtemps.

Sécurité et respect des règles urbanistiques

La sécurisation des usagers (piétons, cyclistes, familles) est une priorité partagée. Mais elle ne peut se faire en dehors du cadre légal ni au détriment de la qualité des aménagements. La Secrétaire d’État a ainsi appelé la Ville de Bruxelles pour une réunion afin d’identifier des alternatives conformes, durables et mieux intégrées.

Consciente du problème, la Ville de Bruxelles s’est engagée dans un processus de régularisation avant l’été. L’objectif est de remplacer des dispositifs provisoires et peu qualitatifs par des aménagements pensés, autorisés et cohérents avec le caractère du site.

Une problématique qui dépasse le Bois de la Cambre

Au-delà de ce cas emblématique, la présence de blocs de béton s’est généralisée dans l’espace public bruxellois. Installés souvent dans l’urgence, ces dispositifs ont parfois été maintenus dans la durée sans encadrement urbanistique adéquat. Ce phénomène contribue à banaliser des pratiques contraires aux règles et à affaiblir la qualité des espaces publics.

« Le respect des règles urbanistiques n’est pas une option. Elles existent pour garantir la cohérence de notre cadre de vie et l’égalité de traitement entre tous. Quand un citoyen doit introduire un permis pour transformer sa façade, il est normal que les pouvoirs publics respectent eux aussi les règles. La réunion a permis d’éclaircir la situation et de créer un calendrier quant à la régularisation de la situation. Celle-ci passera par l’introduction de demande de permis d’urbanisme avant l’été. Des solutions existent, mais pas les blocs de béton. » rappelle la Secrétaire d’État Audrey Henry.

Vers une approche régionale plus qualitative

Face à ce constat, Audrey Henry a chargé Urban.brussels de réaliser un état des lieux des blocs de béton et dispositifs similaires à l’échelle régionale. Cette démarche vise à identifier leur localisation et à analyser leur conformité.

L’ambition est de dépasser les solutions improvisées pour construire une approche cohérente de l’espace public bruxellois. Bruxelles mérite des aménagements à la hauteur de ses ambitions : sûrs, durables, respectueux du patrimoine et conformes aux règles urbanistiques.

Mettre fin à la logique des blocs de béton, ce n’est pas remettre en cause la sécurité. C’est affirmer que celle-ci doit s’inscrire dans une vision globale, où qualité urbaine et respect du cadre légal vont de pair.