,

Boulevard Reyers : tournons la page du béton, place à un véritable boulevard urbain

Plus de dix ans après la décision de démolir le viaduc Reyers, une nouvelle étape est franchie. Le permis d’urbanisme est délivré : le projet peut désormais avancer vers les travaux. Il est temps de transformer cet axe en un boulevard agréable à vivre, plus vert et plus sûr, sans perdre de vue les besoins de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y étudient.

Un boulevard pensé pour les gens

Pendant des années, le boulevard Reyers a vécu au rythme des aménagements provisoires. Des blocs de béton pour organiser la circulation, des espaces qui attendaient leur configuration définitive, des passages piétons souterrains qui obligeaient à descendre sous terre pour rejoindre l’autre côté du boulevard.

La démolition du viaduc était une étape importante. Mais démolir ne suffit pas : encore faut-il reconstruire pour du mieux.

C’est tout le sens du permis d’urbanisme qui vient d’être délivré. Je souhaite que nous tournions définitivement la page des installations provisoires pour faire place à un véritable boulevard urbain, cohérent, verdoyant et pensé pour les usages du quotidien.

Parce qu’un boulevard, ce n’est pas seulement un axe que l’on traverse en voiture. C’est aussi un lieu de vie, un accès aux commerces, un chemin vers son travail ou son école, un espace que l’on partage avec ses voisins.

Du béton aux arbres : un quartier plus agréable à vivre

Le projet prévoit près de 200 arbres le long du boulevard. Les arbres structurent l’espace public, apportent de la fraîcheur et contribuent au confort des piétons comme des riverains. Ils donnent au boulevard une identité et rendent les déplacements à pied plus agréables.

Je crois à une Région qui évolue, où l’on ne se contente pas de circuler d’un point à un autre, mais où l’on retrouve le plaisir de marcher, de se déplacer et de profiter de son quartier.

La sécurité de tous, ma priorité

Le projet prévoit des trottoirs d’au moins deux mètres de large, des rues cyclables et suffisamment de passages piétons pour faciliter les traversées. L’objectif est simple : permettre à chacun de se déplacer de manière plus sûre et plus confortable.

Les passages souterrains laisseront place à des traversées en surface. On pourra ainsi rejoindre l’autre côté du boulevard sans devoir emprunter un tunnel. C’est une évolution concrète, qui rend l’espace public plus accessible et plus facile à utiliser au quotidien.

Mais améliorer la mobilité ne signifie pas ignorer les réalités du quartier. À Schaerbeek, où l’espace est dense et précieux, le stationnement compte aussi. Il est important pour les riverains, mais également pour les commerçants, les indépendants, les employés et les étudiants.

C’est pourquoi le projet préserve un maximum de places de stationnement, tout en améliorant la qualité des espaces publics et les conditions de déplacement. Transformer, c’est trouver des solutions qui tiennent compte des besoins réels, sans opposer les uns aux autres.

Un projet qui avance grâce au dialogue

Pour faire avancer ce dossier, le comité de quartier, les communes concernées et la Région ont travaillé ensemble autour de la table. Cette collaboration a permis au projet de progresser et de construire une réponse qui tient compte des réalités du terrain.

Je suis convaincue que c’est ainsi que nous devons faire évoluer Bruxelles : avec une ambition pour la Région, mais aussi avec de l’écoute, du dialogue et la volonté de faire aboutir les projets.

Les Bruxellois attendent des résultats concrets. Ils ont raison. Derrière les permis et les procédures, il y a des rues empruntées chaque matin, des commerces qui doivent vivre, des enfants qui se déplacent et des riverains qui aspirent à un cadre de vie de qualité.

Le permis est délivré. Place aux travaux

La délivrance du permis d’urbanisme marque une avancée importante après plus de dix ans d’attente depuis la décision de démolir le viaduc Reyers.

Le projet entre désormais dans la perspective de sa réalisation. Bruxelles Mobilité, qui a demandé le permis, indique que les travaux devraient commencer courant 2029, après ceux du rond-point Meiser.

Le permis est délivré. Une nouvelle étape est franchie. Il nous appartient maintenant de faire de cette ambition une réalité.