Le patrimoine bruxellois ne se résume pas à ses monuments. Il se vit aussi en terrasse, autour d’un verre, d’un repas ou d’un café entre amis. Nos terrasses font partie de l’identité de Bruxelles et contribuent à faire vivre nos quartiers. Après des années de soutien temporaire, de les pérenniser.
Pour une fois, prolongeons les terrasses
Depuis le Covid, le secteur de l’Horeca a traversé de nombreuses difficultés. Pour soutenir les établissements, des mesures temporaires ont facilité l’installation de terrasses, y compris sur certaines places de stationnement, sans devoir passer par une procédure de permis d’urbanisme.
Cette mesure a permis à de nombreux établissements de continuer à accueillir leurs clients et de faire vivre nos rues. Mais pourquoi démonter chaque année des installations qui fonctionnent, pour parfois les réinstaller quelques temps plus tard ?
À Bruxelles, nous savons faire durer le temporaire. Regardez les blocs de béton ! Pour une fois, faisons-le pour quelque chose qui profite réellement à nos quartiers : prolongeons les terrasses, pas le béton.
Le MR défend depuis longtemps la pérennisation des terrasses Horeca. En avril 2025, une proposition de résolution portée par Clémentine Barzin, Ludivine de Magnanville, Loubna Azghoud et Olivier Willocx a été adoptée à l’unanimité au Parlement bruxellois. Je veux aujourd’hui poursuivre ce travail et faire aboutir cette volonté politique.
Donner de la visibilité à ceux qui font vivre Bruxelles
Le travail avance. Le gouvernement a poursuivi la modification de la réglementation et franchi plusieurs étapes législatives. Nous visons désormais une adoption définitive avant la fin de l’année.
Cette pérennisation permettra aux établissements de se projeter dans la durée, sans devoir démonter puis réinstaller leur terrasse chaque année. C’est une évolution importante pour les indépendants, qui ont besoin de stabilité pour investir, organiser leur activité et accueillir leurs clients.
Les terrasses devront bien entendu continuer à respecter les prescriptions prévues : des structures légères et démontables, sans couverture fixe, ainsi qu’un passage libre pour les piétons d’au moins deux mètres. L’espace public doit rester accessible et agréable pour tous.
Un appel aux communes
La réglementation actuelle arrive à échéance le 31 octobre, tandis que son remplacement devrait être finalisé dans les semaines qui suivent. Dans l’intervalle, certains établissements risquent de devoir démonter leur terrasse pour la réinstaller peu après.
Les communes vont recevoir une lettre dans les jours à venir les invitants à faire preuve d’une certaine clémence, pas sur la qualité de l’installation ou le suivi des règles, mais bien sur un calendrier un peu tardif. Il serait dommage d’imposer aux commerçants des démarches et des coûts évitables, alors même que la pérennisation de leurs terrasses est en préparation.
Cela ne change rien aux règles à respecter : les communes conservent leurs compétences et les terrasses en infraction restent soumises aux mesures prévues.
Je sais combien il est important, pour un indépendant, de pouvoir se projeter et de savoir dans quel cadre il pourra travailler demain. Pérenniser les terrasses, c’est donner de la visibilité à ceux qui entreprennent, soutiennent l’emploi et font vivre nos quartiers.
De la bière aux frites, du chocolat à nos terrasses, Bruxelles a un patrimoine vivant qu’il faut préserver. Et cela passe aussi par des décisions qui permettent à ceux qui font battre le cœur de notre ville de continuer à le faire.

