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L’intelligence artificielle au service d’une Bruxelles plus propre 

Bruxelles entre dans une nouvelle ère en matière de propreté urbaine. J’ai participé au lancement de la nouvelle phase du projet CortexIA2 dans les locaux de Bruxelles-Propreté. Grâce à l’intelligence artificielle, cette technologie permettra de mieux mesurer l’état de propreté des rues bruxelloises et d’adapter les interventions aux réalités du terrain.

Des données, plutôt que des jugements personnels

16 caméras installées sur autant de véhicules de nettoyage analysent l’état de propreté des voiries grâce à l’intelligence artificielle. Cette analyse permettra de disposer de données objectives afin d’identifier les zones qui nécessitent davantage d’attention et mesurer l’efficacité des actions menées.

Cette évolution marque un changement important dans la manière de gérer la propreté publique : grâce à CortexIA, nous ne nettoyons plus la ville selon des habitudes, mais selon la réalité du terrain. Chaque donnée permettra une action ciblée. Nous passons d’une gestion basée sur des tournées fixes à une Région qui s’adapte en permanence à ses besoins.

Il n’est pas question de remplacer le travail humain, mais de donner aux équipes de terrain des outils supplémentaires pour agir de manière plus efficace.

Un partenariat entre Région et Communes

Après une première phase pilote menée en 2024, le projet franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la participation de la Ville de Bruxelles, d’Anderlecht et d’Ixelles. Ensemble, la Région et les communes renforcent leur collaboration pour développer une approche plus efficace et mieux coordonnée de la propreté publique. Le soutien de Fost plus et l’accompagnement de la société suisse CortexIA sont des éléments essentiels à la réussite de ce projet.

Cette nouvelle phase test couvrira plus de 700 kilomètres de voiries à travers la Région bruxelloise, soit un périmètre cinq fois plus important que lors de l’expérimentation initiale.

D’un projet pilote à une phase test plus large

Depuis le mois de mai, une quinzaine de véhicules équipés de caméras parcourent quotidiennement les rues bruxelloises. Pendant un an, les données récoltées permettront d’identifier les types de déchets les plus fréquents, leur localisation et leur évolution dans le temps.

Cette phase test doit permettre d’évaluer l’impact réel des politiques de propreté et d’optimiser l’affectation des moyens humains et matériels là où ils sont les plus nécessaires.

Au-delà de l’innovation technologique, je souhaite souligner que la propreté reste avant tout une affaire d’engagement humain : rien de tout cela ne serait possible sans le travail quotidien des agents de Bruxelles-Propreté et des services communaux. Leur engagement est indispensable pour construire une ville plus propre, plus agréable et plus accueillante pour toutes et tous.