Ça s’allume, ça se branche, ça se charge ? Ça se Recupelle !

Aujourd’hui, à Ixelles, j’ai rencontré des habitants venus avec leurs appareils électriques pour savoir ce qu’ils pouvaient encore en faire. Un grille-pain, un petit appareil électronique, des objets que l’on garde parfois dans un tiroir en se disant qu’on les triera « un jour ».

Cette étape de la tournée Recupel me permet un rappel essentiel : un appareil électrique ne doit pas finir n’importe où. Et surtout, il ne faut pas toujours penser « déchet » dès qu’un appareil ne fonctionne plus.

J’ai notamment assisté à une scène qui résume assez bien cette idée. Une habitante avait apporté un grille-pain qu’elle pensait cassé. Le réparateur l’a ouvert et a trouvé l’origine du problème : un petit ressort mal positionné empêchait simplement le mécanisme de fonctionner. Quelques coups de tournevis plus tard, le grille-pain fonctionnait à nouveau.

Pas besoin de le remplacer. Pas besoin de le jeter. Une petite réparation et c’est reparti.

C’est une bonne nouvelle, et c’est aussi cela, l’économie circulaire : prolonger la vie des objets lorsque c’est possible, les réemployer lorsqu’ils peuvent encore servir et, seulement lorsqu’ils ne peuvent plus l’être, les orienter vers le recyclage.

Une histoire de propreté publique

Cette action organisée par Recupel rappelle aussi les nombreux appareils électroménagers qui finissent quotidiennement sur les trottoirs bruxellois.

Une machine à laver, un réfrigérateur ou un autre gros appareil n’a évidemment pas sa place dans l’espace publique. Mais la question se pose aussi pour les objets beaucoup plus petits : un vieux câble, un chargeur, une lampe, des écouteurs sans fil, une cigarette électronique ou un petit appareil qui fonctionne avec une batterie.

Ça s’allume ? Ça se branche ? Ça se charge ? Ça se Recupelle.

Le réflexe n’est pas toujours évident, mais les solutions existent.

Si vous achetez un nouvel appareil électroménager, par exemple, pensez à demander au vendeur de reprendre l’ancien. Lors de l’achat d’un appareil comparable, cette reprise est gratuite dans le cadre de l’obligation de reprise. Il faut simplement y penser au moment de la commande ou de la livraison.

Vous pouvez également déposer vos appareils dans les filières adaptées, notamment dans les Recyparks, ou vous tourner vers un point de collecte, une ressourcerie ou un acteur du réemploi.

Et si l’appareil fonctionne encore, il peut peut-être être donné, revendu ou réutilisé plutôt que recyclé directement.

Les cigarettes électroniques, trop souvent dans le sac bleu

Les cigarettes électroniques sont de petits objets du quotidien dont on oublie facilement qu’ils contiennent une batterie lithium-ion. Celle-ci est généralement intégrée à l’appareil et n’est pas facilement retirable.

Cela peut sembler anodin, mais une batterie lithium-ion endommagée peut provoquer un incendie. Lorsqu’une cigarette électronique est jetée dans une mauvaise filière, elle peut être écrasée ou endommagée pendant la collecte ou le traitement des déchets.

C’est un risque réel pour les agents de Bruxelles-Propreté qui travaillent à la collecte et au traitement de nos déchets.

Une cigarette électronique ne doit donc pas être jetée dans un sac de déchets résiduels, ni dans le sac bleu ou les autres emballages. Lorsqu’une batterie est intégrée à l’appareil, c’est l’appareil complet qui doit suivre la filière Recupel.

Recupel, partenaire de Bruxelles-Propreté

Recupel est un partenaire de cette chaîne, aux côtés de Bruxelles-Propreté, des communes, des magasins, des acteurs du réemploi et de nombreux autres partenaires.

Je tiens d’ailleurs à remercier Geoffroy Kensier, échevin de la Propreté publique à Ixelles, pour sa présence lors de cet événement Recupel.

La propreté est une responsabilité collective. Les pouvoirs publics ont leur rôle à jouer, tout comme les filières spécialisées et les entreprises. Mais les habitants aussi, en choisissant la bonne solution au moment où un appareil arrive en fin de vie.

La tournée Recupel montre que ces solutions peuvent être simples et accessibles. À Ixelles, les habitants pouvaient faire vérifier gratuitement certains appareils par un réparateur. Et pour celles et ceux qui ne pouvaient pas se déplacer, un enlèvement gratuit à domicile était proposé dans le cadre de la tournée, à bord d’un vélo cargo.

L’objectif n’est donc pas simplement de mieux jeter. C’est d’éviter de jeter trop vite.

Une rencontre encourageante

Cette moment m’ a également permis d’échanger avec Eric Dewaet, CEO de Recupel, sur la collecte, la réparation, le réemploi et les enjeux de l’économie circulaire.

Nos échanges ont été particulièrement encourageants. Parce que derrière les grandes ambitions de circularité, il y a surtout des solutions très concrètes : un appareil que l’on répare, un objet que l’on réutilise, une matière que l’on récupère plutôt que de l’abandonner dans la nature.

C’est cette logique que nous devons continuer à développer à Bruxelles.

Alors, que faire de nos vieux appareils ?

Avant de les déposer quelque part, posons-nous trois questions :

  • Peut-il encore être réparé ?
  • Peut-il encore servir à quelqu’un ?
  • S’il est vraiment en fin de vie, quelle est la bonne filière pour le déposer ?

Pour un gros électroménager, pensez au Recypark ou à la reprise par le vendeur lors de l’achat d’un nouvel appareil. Pour les petits appareils électriques, câbles, chargeurs ou objets électroniques, utilisez les points de collecte Recupel présent dans les magasins de bricolage, dans les administrations communales… et pour les batteries amovibles, pensez à Bebat.

Des solutions existent. À nous de les utiliser.

La propreté publique ce n’est as seulement ramasser les déchets lorsqu’ils sont là, mais faire en sorte qu’ils n’arrivent pas jusqu’à nos trottoirs.

Réparer si possible. Réemployer quand c’est pertinent. Recycler lorsque c’est nécessaire. Et toujours choisir la bonne filière.

Pour aller plus loin